Manifestation à Rennes : « Une entreprise qui ferme, c’est l’école de la ville qui est en danger »

Entre 520, selon la police, et 600 personnes, selon les syndicats, ont pris part à la manifestation de ce jeudi 12 décembre à Rennes contre les plans de licenciements.

Une semaine après une grande manifestation à Rennes, les syndicats FO, CGT, Sud et Solidaires défilaient dans les rues de Rennes, jeudi 12 décembre. Le mot d’ordre du jour ? Contre les plans de licenciements et pour les services publics.

Ainsi, comme jeudi dernier, les salariés d’Axians ont pris part au cortège. Entre 520 et 600 manifestants au total ont participé à la mobilisation.

Pour une justice sociale

Fabrice Lerestif, secrétaire départemental de Force Ouvrière, explique que les syndicats veulent montrer une constance dans leurs revendications malgré le contexte politique.

On dirait que l’on est dans une espèce de parenthèse extrêmement anxiogène, mais nous sommes là pour une justice sociale. Et on milite toujours contre la réforme des retraites et pour augmenter les salaires entre autres.

Fabrice Lerestif Secrétaire départemental FO

Avec aussi la présence de salariés de la plateforme Easydis du groupe Casino, l’accent a donc été mis sur ces employés « qui souffrent ». . « Il y a de l’amertume qui grandit chez eux. Faut-il rappeler qu’une salariée de ce site a mis fin à ses jours ? On est là pour aider à maintenir les emplois », appuie le représentant syndical.

Respecter les salariés

Ce dernier voit un message dans cette mobilisation, certes moindre qu’il y a sept jours, mais pas moins déterminée : « Il y a des choses qui tiennent. Sinon, c’est la résignation. Tous les salariés attendent qu’ils soient respectés de leur entreprise, c’est aussi cela que l’on défend et sur lequel on veut inviter les gens à nous rejoindre face à la violence inouïe des licenciements. Il faut combattre ensemble un libéralisme triomphant. Si l’on se mobilise conjointement, nous pouvons faire changer les décisions. »

Chez Plasticomium à Guichen et Forvia à Redon, des emplois sont aussi menacés dans le département, indique-t-il, avant de rappeler que les services publics sont aussi liés à ça : « Une entreprise qui ferme, c’est l’école de la ville qui est en danger. »

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