Ecroué pour avoir voulu assassiner un syndicaliste de la CGT !

Un couple mis en examen et écroué pour avoir voulu assassiner un syndicaliste de la CGT

Deux personnes vivant en couple ont été mises en examen pour avoir projeté l’assassinat d’un syndicaliste CGT. Le projet a été stoppé après le démantèlement d’une officine criminelle.

Un avocat dans un tribunal. Photo d’illustration.

Une cheffe d’entreprise et son mari ont été mis en examen à Paris et écroués pour avoir commandité, auprès d’une officine criminelle récemment démantelée, l’assassinat non-abouti d’un syndicaliste de la CGT considéré comme « gênant ».

Murielle B. M. et Gérard M., tous deux âgés de 54 ans et résidant dans l’Ain, ont été mis en examen le 10 mai pour « association de malfaiteurs en vue de la commission de meurtres en bande organisée » par un juge d’instruction parisien de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) chargé de la grande criminalité, puis écroués, a indiqué l’une des sources interrogées par l’AFP, confirmant RTL et Le Parisien .

« Se débarrasser » d’un syndicaliste « gênant »

Selon l’autre source, la cour d’appel de Paris a confirmé le 21 mai la détention de Gérard M., qui la contestait, tandis que la femme s’est désistée de son appel.

Le couple est soupçonné d’avoir commandité l’assassinat d’Hassan T., un militant CGT considéré comme un « syndicaliste gênant » par la cheffe d’entreprise et dont il fallait « se débarrasser », selon les auditions de deux suspects.

Une officine criminelle démantelée

Le projet, fomenté début 2020, n’a pas abouti : il aurait été stoppé net après l’arrestation en juillet à Créteil de deux hommes, militaires de la DGSE, suspectés d’être sur le point d’assassiner une coach en entreprise.

Cette arrestation a permis, au fil des interrogatoires, de démanteler une officine criminelle de grande envergure, dont les principaux responsables mis en examen, et qui se sont connus dans la franc-maçonnerie, sont suspectés d’avoir également été mêlés à ce projet visant le syndicaliste de l’Ain.

Une mission à « 75 000 € »

Frédéric V., considéré comme l’homme par lequel les missions arrivaient à l’officine, a raconté lors d’un interrogatoire avoir « sympathisé » avec le couple à qui il a proposé un « audit de sûreté ». Au fur et à mesure des discussions, Murielle B. M. lui aurait parlé de « soucis » avec « l’émergence d’un syndicaliste affilié à la CGT ».

Frédéric V. aurait alors évoqué le rôle que pourrait jouer Daniel B., suspecté d’être le chef de projet criminel de l’officine, pour « neutraliser » Hassan T., une mission à « 75 000 € ».

Des repérages auraient alors été faits, mais Frédéric V. a indiqué avoir dit à Daniel B. « d’arrêter » les préparatifs à la suite des interpellations dans le dossier de la coach. Ce dernier a indiqué avoir « tout fait pour que ça ne se fasse pas ».

Contactés, les avocats du couple, de Frédéric V. et de Daniel B., n’ont pas répondu à l’AFP. Dans un communiqué, la Fnic-CGT a indiqué qu’elle ne se « laissera pas intimider dans cette guerre de classe ».

Un couple mis en examen et écroué pour avoir voulu assassiner un syndicaliste de la CGT.
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