Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées du 1er septembre 2020 au 30 septembre 2020.

 

 

Objet : Préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées du 1er septembre 2020 au 30 septembre 2020.

 

Monsieur le Président,

La crise sanitaire a démontré combien les services publics et la Fonction publique sont essentiels, notamment pour garantir à toutes et tous l’accès aux droits sociaux et aux soins. Nous ne sommes pas près d’oublier les mots du président de la République lors de son discours du 13 avril dernier : « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune, notre pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Et en effet, dix ans de gel du point d’indice, ce n’est ni tolérable ni juste.

Une des urgences est bien la revalorisation conséquente des salaires et des carrières.

Et pourtant, quelques mois après ce 13 avril, le remaniement ministériel et le discours du Premier ministre n’augurent rien de bon. Jean Castex a beau nous annoncer un « nouveau gouvernement de combat » il confirme une politique identique, celle-là même qui a montré sa nocivité et son incapacité à apporter des réponses concrètes aux urgences actuelles :

Aucune mesure salariale, pas de développement massif des services publics pour répondre aux besoins de la population, pas de plan écologique ambitieux, pas de renforcement de notre système de protection sociale, pas de lignes politiques fortes en direction de la jeunesse, pas de mesures de progrès social en droit du travail et en garanties collectives… mais toujours des milliards d’euros pour les grands groupes sans exigences de contreparties !

Même si nous notons un report – pour le moins confus – de la réforme de l’assurance chômage, la CGT continue de lutter pour la justice sociale. Elle réaffirme son engagement plein et entier :

– contre la réforme vers un régime universel de retraite par points et la suppression des différents régimes de retraite,

– pour la retraite à 60 ans,

– pour une juste reconnaissance de la pénibilité de certaines professions.

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