Manif du 1er décembre …

La CGT appelle à manifester le 1er décembre, sans citer les Gilets jaunes

Philippe Martinez, numéro 1 du syndicat CGT.

Le syndicat prépare des défilés pour réclamer « plus de justice sociale » et dit porter la « colère légitime » qui s’exprime dans le pays.

Avant même les manifestations qui ont rassemblé près de 300 000 personnes en gilet jaune, samedi 17 novembre, dans toute la France, la CGT s’est désolidarisée du mouvement de grogne contre la hausse des taxes sur les carburants.

Philippe Martinez avait dit refuser de « défiler à côté » d’élus du Rassemblement national et affirmé que « des grands patrons » soutenaient la mobilisation. Le secrétaire général de la CGT avait toutefois jugé « légitime » le mouvement de colère et reconnu que certains membres de son syndicat se retrouveraient dans les barrages.

La CGT dit porter « la colère légitime » des Français

Dans un communiqué publié ce mardi 20 novembre, la CGT « appelle tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d’emploi pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat », le samedi 1er décembre.

Pour le syndicat, ces Français « expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois ».

« Le gouvernement joue avec le feu »

Jamais la CGT ne cite les Gilets jaunes dans son appel à manifester, assorti de plusieurs revendications autour du pouvoir d’achat : une augmentation du Smic à 1 800 euros (contre 1 498,47 euros brut par mois actuellement), une TVA à 5,5 % pour les produits de première nécessité dont le gaz et l’électricité, et une fiscalité « juste », tenant compte des revenus, avec « en premier lieu » le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

Le syndicat pointe le fait que « la préoccupation d’une partie grandissante de la population » soit « de boucler les fins de mois » et que « ça ne peut plus durer ». Pour la CGT, « le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales », une « politique » qui « lui revient en boomerang en plein visage ».

Le refus du racisme et de l’homophobie

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Elle considère que le surnom d’Emmanuel Macron de « président des riches » est « bien justifié » et appelle, « dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres », « les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes ».

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