Défilé du 1er mai : la CGT va proposer une mobilisation « unitaire »

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT veut proposer un défilé unitaire, avec toutes les organisations syndicales, alors que différents mouvements sociaux secouent la France.

 

Défilé du 1er mai : la CGT va proposer une mobilisation «unitaire»

                                                                           Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Les tensions sociales vont-elles réconcilier les syndicats ? Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a annoncé ce dimanche qu’il allait proposer un défilé unitaire pour le 1er mai prochain. L’année dernière, aucune entente n’avait été trouvée entre les syndicats. Egalement interrogé sur la réforme ferroviaire, le syndicaliste a estimé que « rien » n’avait avancé dans les négociations avec le gouvernement.

« On doit pouvoir trouver un terrain d’entente sur un certain nombre de revendications et le 1er mai pourrait être une occasion d’exprimer non seulement la solidarité à ceux qui luttent, mais de proposer des alternatives », a estimé Martinez sur le plateau du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI.

Un nouvel appel à la mobilisation jeudi prochain« Nous voulons et nous pensons qu’il est nécessaire que l’ensemble des organisations syndicales se mettent d’accord, pas sur tout, il y a des différences. Mais, vu la situation, alors qu’il y a unité syndicale chez les cheminots, chez les fonctionnaires, à Air France, à Carrefour, pourquoi nationalement, nous ne donnons un signe pour dire que nous soutenons ces mobilisations, en pointant quelques enjeux revendicatifs clairs, la question de l’emploi, des salaires… », a-t-il ajouté.

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« Le 1er mai est une journée où peu de gens travaillent », cela peut être « l’occasion de montrer son mécontentement », a souligné Martinez. Celui-ci « souhaite qu’il y ait beaucoup de monde » jeudi prochain lors de la journée d’action interprofessionnelle organisée par son syndicat et Solidaires, avec manifestations et appels à la grève.

Mélenchon ? « un allié » sur la réforme ferroviaireLe secrétaire général de la CGT a par ailleurs souhaité une augmentation du Smic « au minimum de 10 % » et, en parallèle, une hausse des autres salaires pour que « chacun dans l’entreprise voit son pouvoir d’achat augmenter ».

Interrogé sur le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a participé samedi à une journée de mobilisation à Marseille, aux côtés de la CGT, entre autres, M. Martinez a indiqué que le député « fait partie de ceux, qui à l’Assemblée nationale, par exemple, au groupe France insoumise reprennent des propositions de la CGT ».

« A l’Assemblée nationale, sur la réforme ferroviaire, par exemple, oui, c’est un allié. En tout cas, c’est un relais politique, comme d’autres », a-t-il ajouté.

Pas d’avancées avec le gouvernement Toujours au sujet de la SNCF, Philippe Martinez a confié qu’il n’y avait eu « aucunes avancées », dans les négociations avec l’exécutif. Si le gouvernement « accepte enfin de discuter sérieusement d’un certain nombre de points qui posent problème, cela peut se régler rapidement », a-t-il ajouté. Mais « si le gouvernement s’arc-boute dans sa position dogmatique, ça continuera », a-t-il prévenu.

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Estimant que les grévistes étaient toujours aussi déterminés, le numéro 1 de la CGT s’est dit confiant sur la mobilisation, malgré une baisse de participation. « On est dans une période de congés, donc il y a des cheminots en congés, donc forcément il y a des petites fluctuations », a assuré Philippe Martinez.

 

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