Fonctionnaires : la méthode sera « exactement la même » que pour la loi travail

La méthode du gouvernement pour réformer la fonction publique sera « exactement la même » que celle utilisée pour la réforme du code du travail, avec un an de concertation avec les syndicats, a assuré lundi la députée LREM Amélie de Montchalin.

Mme de Montchalin a au contraire assuré sur France Inter que « c’est exactement la même méthode que la loi travail » qui sera appliquée : « les syndicats ont discuté, on a des ordonnances, elles s’appliquent. On veut faire la même chose », a-t-elle tranché. « C’est exactement ce qui va se passer ».

« J’ai lu la lettre que les organisations syndicales ont reçue vendredi. Elle fait une page et demie. Elle dit : d’ici à la fin du mois de février, nous voulons, avec chacun de vous, avoir une réunion bilatérale et une réunion collective qui fixe la méthode de discussions qu’on va avoir sur l’année », a-t-elle poursuivi.

Interrogée pour savoir s’il y avait « trop de fonctionnaires », la cheffe de file des commissaires LREM aux Finances a estimé que « des années » de pilotage de la fonction publique « par le haut et par le chiffre » avaient créé « une désillusion » et « une forme de distance » avec les usagers.

Au contraire selon elle, la méthode du gouvernement est de se demander « quelles sont les missions et les priorités qu’on se fixe, et à ce moment-là, on regardera où doivent être les agents publics et si on doit les aider à se réorganiser ».

« Le but du service public, ce n’est pas d’être rentable, c’est d’apporter du service », a-t-elle insisté. Il faut « pouvoir remettre des postes là où on en a besoin et pouvoir réorganiser des services là où il y a moins besoin », a-t-elle ajouté, notant par exemple que la télédéclaration des impôts fait qu’il y a « potentiellement moins besoin de postes là » alors que dans le même temps « on aura besoin de recruter (…) dans les hôpitaux ».

Quant à la possibilité de remettre en cause le contrat à vie des fonctionnaires, Aurore Bergé a estimé sur LCP qu' »il faut qu’il n’y ait aucun tabou sur cette question là ».

« Tant sur les questions de l’éducation, sur les questions régaliennes, on comprend bien la nécessité d’avoir des personnes qui sont dans une sécurité par rapport à leur emploi, qui sont dans une pérennité de l’emploi, (mais) il y a des emplois où la question peut se poser » …

Imprimer cet article Télécharger cet article